Hello November

November 01, 2015


A year ago, I would have never imagined the turn that my life would take. And I find myself assessing it all now, rather than on December 31st. Because for half-pagan/half-atheist little me, the end of the year is Halloween (or Samhain).

My father, let’s not longer speak about him anymore. My mother even less. Without going into the gory details, let’s say simply that there are relationships on which one has to strike a trait as a matter of self-preservation. Because nothing, not blood relations nor duties accomplished in the past, allows a person to mistreat another.

With the woman I like, it’s complicated. I won’t say more at the moment to respect her privacy. 

There has been other women, sporadic encounters, passionate nights but empty mornings, that I was eager to escape. Even more so because I feel much less ready to be in a relationship.

Flat-wise, I had to leave mine a year ago, and I’m happy to be away from this toxic building, but I am learning more and more how complicated it is to be approved by a landlord when you’re young and a freelancer. And it’s also terribly disappointing to have found a flat, paid a deposit, having everything ready, having finally the hope to leave your temporary housing and be at last alone and free again… To be contacted the night before the D Day by the landlord and hear them say that they changed their mind because as a tenant, you’re too much of a risk. 

Let’s say that I’ve had much better falls. 

But what keeps me going, what defines who I am, is my optimism and my capacity to always see the positif side of things. Even when I have to make a tremendous effort to get there, I end up surprising myself.

I am alive. In relative health, because stress has its nasty consequences, even more so when you have no professional support. But nothing is irreversible.

In regards to my parents, it is a disappointment and a mourning process that will probably keep lasting my entire life, but it’s better to be alone and without their emotional support than living in the illusion of a non-existant love, and depending on the most conditional support there ever was. 

My capacity to love makes me stronger than their capacity to hate. And I know that once I will have the joy to become a mother myself, I will know exactly what mistakes not to commit with my children, to give them a happy and thriving life. 

As to the problems that kept occurring this year, they allowed me to sort out my real friends from those who had attached themselves to me because I presented them with an outside image of glamour or whatever else. 

Once again, it is better to be alone than badly surrounded. 

And it isn’t the first time that I go through hardship, I’ve even lived relatively worse. If it has proven one thing to me, it is how resilient I am.

The Tower. Hit by thunder, it crumbles and falls down. This Tarot card had always terrified me because I would realise that this was what my life had become, chaos and devastation. But after this final coda, I go back from the start, and it is in my power to rebuild my life on better bases, on much solid foundations.

The past is behind me. The future is in my hands. And I know exactly what I want.

And I will stop to wait for things to come to me. I will fight to have the life I want. I will cling to my resilience like a life raft, and I will reconquer what I had lost, and obtain everything that I want. I will set myself precise goals and accomplish them.

Because I deserve it. Because I am a good person. And because I have love and respect towards myself. 

So… What the bitch wants, the bitch gets. 


*****


Il y a un an, je n’aurais jamais imaginé le tournant qu’allait prendre ma vie. Et je me retrouve à en faire le bilan à présent, plutôt que le 31 décembre. Parce que pour moi, moitié athée et moitié païenne (et 100% givrée mais bon), l'année prend symboliquement fin à Halloween (ou Samhain).

Mon père, n’en parlons plus. Ma mère, encore moins. Sans entrer dans les détails, disons tout simplement qu’il y a des relations sur lesquelles il faut tirer un trait pour se protéger. Parce que rien, ni lien de sang, ni devoirs accomplis dans le passé, n’autorise à une personne de maltraiter une autre. 

Avec la femme qui me plaît, c’est compliqué. J’en reste là pour l’instant pour préserver son anonymat. 

Il y a eu d’autres femmes, des rencontres sporadiques, des nuits passionnées mais des lendemains vides que j’avais hâte de fuir. Encore plus parce que je ne me sens plus beaucoup moins prête à être en couple. 

Côté appart’, j’ai quitté le mien il y a un an, et je suis heureuse d’être loin de cet immeuble toxique, mais j’apprends de plus en plus combien il est compliqué d’être approuvé par un propriétaire lorsqu’on est jeune et qu’on travaille en freelance. Et c’est aussi décevant d’avoir trouvé un appart, payé une caution, d’avoir tout préparé, d’avoir enfin de l’espoir de quitter son logement temporaire et d’être à nouveau seule et libre... Pour être contactée la veille du jour J par le propriétaire et s’entendre dire qu’il a changé d'avis parce que en tant que locataire, on pose un risque trop gros. 

Disons donc que j’ai eu de bien meilleurs automnes. 

Mais ce qui me garde en vie, ce qui définit qui je suis, c’est mon optimisme, et ma capacité à toujours voir le côté positif des choses. Même quand il faut faire un énorme effort pour y parvenir, je me surprends moi-même. 

Je suis en vie. En santé relative, parce que le stress a son effet, encore plus quand on n’a aucun soutien professionnel. Mais rien n’est irréversible. 

Concernant mes parents, c’est une déception et un deuil que je vais probablement faire toute ma vie, mais mieux vaut être seule et sans soutien, que dans l’illusion d’un amour non-existant, et dépendant du soutien le plus conditionnel qui soit. 

Ma capacité d’aimer me rend plus forte que leur capacité de haïr. Et je sais que lorsque j’aurais le bonheur de devenir mère moi-même, je saurais exactement quelles erreurs ne pas commettre avec mes enfants, pour leur assurer une existence heureuse et épanouie. 

Quand aux problèmes qui se sont enchainés cette année, ils m’ont permis de faire le tri entre mes vrais amis et ceux qui s’étaient attachés à moi parce que je leur présentais, de l’extérieur, une image glamour ou je ne sais quoi d’autre. 

Encore une fois, il vaut mieux être seule que mal accompagnée. 

Et ce n’est pas la première fois que je traverse des hauts et des bas, j’ai même vécu relativement pire. Si ça ne m’a prouvé qu’une chose, c’est que je suis résiliante. 


La Tour. Frappée par la foudre, elle s’effondre. Cette carte du Tarot m’a longtemps terrorisée parce que je me rendais compte que telle était devenue ma vie. Mais après ce coda final, je recommence à zéro, et il est en mon pouvoir de rebâtir ma vie sur de meilleures bases, sur des bases beaucoup plus solides. 

Le passé est derrière moi. L’avenir est entre mes mains. Et je sais exactement ce que je veux.

Et je vais arrêter d’attendre que les choses me proviennent. Je vais me battre pour avoir tout ce que je veux. Je vais me cramponner à ma résilience comme à une bouée de sauvetage, et je vais reconquérir ce que j’ai perdu, et obtenir tout ce que je veux. Je vais me mettre des buts précis et les accomplir. 

Parce que je le mérite. Je suis quelqu’un de bien. Et j’ai de l’amour et du respect envers moi-même. 


Alors… What the bitch wants, the bitch gets. 

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